Ayoye, t’es tellement agace

Posted on

On soupait entre filles à l’occasion du départ en voyage d’une de mes bonnes amies. Elle partait pour environ 6 mois, ça valait donc la peine de souligner ça. Et des filles, ça discute de quoi ensemble? DE CUL!

Notre voyageuse en question entretient quelques réserves par rapport aux relations intimes complètes. Pour elle, aller jusqu’à la pénétration, c’est un big deal. Dans son livre à elle, ça confirme un niveau de proximité émotionnelle important. Cependant, elle avoue se donner à coeur joie dans les préliminaires avec qui lui plait.

Bref, si elle le trouve de son goût, elle lui touche le pen. Si elle sen amourache, elle le laisse compléter sa quête. Tout simplement. Mes autres amies se sont empressées de dire : « Ayoye. T’es tellement agace, ça pas de bon sens! » Et moi, j’ai dit : « Non. Elle n’est pas agace. Elle fait ce qu’elle veut de son corps. »

Je veux dire (ça va commencer à être cru à partir de maintenant), elle suce le gars. Elle le laisse lui mettre un doigt. Peut-être même deux. Elle le laisse lui faire un cunni. Elle le branle. La seule affaire qui manque, c’est effectivement la pénétration. Mais ça change quoi? En bout de ligne, j’ose croire qu’ils prennent beaucoup de satisfaction à faire ce qu’ils font. J’en envie leurs orgasmes, c’est pas mêlant.

Le sexe ne se résume pas à « ton P dans mon V ». Ce n’est qu’une partie de la sexualité. Moi, au contraire, je trouve que ma voyageuse ne se prive de rien : elle explore beaucoup son corps, celui de l’autre et toutes les possibilités qu’offre le plaisir à deux.

Ce qui m’en vient à dire : on juge parce que ce n’est pas comme ça qu’on ferait. On rend la situation négative (parce qu’on la traite d’agace, de pute, ou de peu importe) parce que ça nous apparait bizarre. Mais les dudes que ça concerne, ils ne s’en plaignent pas.

J’ai donc enchéri par : « J’vois pas comment on pourrait chicaner les hommes de diaboliser notre vie sous la couette si entre femmes, on le fait. J’vois pas comment on pourrait en vouloir à des inconnus de juger nos comportements dans la couchette si entre amies, on le fait. Soyons plus compréhensives les unes envers les autres. J’pense que les grands changements commencent à petites échelles. »

Elles m’ont regardée croche 3 secondes. Elles ont finalement approuvé le point.

On s’est mise d’accord qu’on devrait se rendre service et ouvrir nos horizons. Ou juste se mêler de nos oignons si on n’avait pas envie de comprendre les choses qui nous échappent.

Crédits photo : John Tucker Must Die
  • Partage

0 Commentaires

Laisse un commentaire

Ton adresse courriel ne sera pas publiée.