Câlin réconfort

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J’ai récemment constaté quelque chose : oui, je suis pas pire pour réaliser des trucs, si jamais tu as déjà lu quelques-uns de mes articles.

Ce que j’ai réalisé, c’est que j’ai adopté un pattern assez ordinaire dans mon choix de fréquentations. En effet, l’attention d’un gars peut me faire penser que c’est le bon, ou du moins que je suis bien avec pendant une période où je me sens seule.

Je m’explique.

Il y a une différence entre être seul et se sentir seul. On n’a pas vraiment de terme précis en français, mais en anglais ce serait alone et lonely.

« Lonely is not how you feel when you’re alone. Lonely is how you feel when nobody cares. »

Supporter cette solitude peut devenir pénible à la longue, c’est pourquoi j’ai commencé à rechercher la compagnie de quelqu’un, mais pour les mauvaises raisons.

J’ai souvent dit à mes amis de s’éloigner des gens qui ne leur apportaient plus rien, qui leur faisaient perdre leur temps ou qui ne les rendaient plus heureux. Il faut croire que c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

Le cuffing season n’est pas doux pour tout le monde : plusieurs n’ont pas trouvé quelqu’un avec qui passer les longs mois d’hiver.

Ils cherchent alors un baume apaisant pour pallier l’absence de partenaire, que ce soit par le fait d’enchaîner les dates, de revoir un ex, de se ramener n’importe qui après le bar, de swiper sur Tinder « juste pour le fun »… Tout ça pour se faire un petit velours, pour retrouver un peu de réconfort.

C’est face à cette même réalité que j’ai entretenu des relations où j’éprouvais de la difficulté à me respecter moi-même.

Avoir été totalement rationnelle, j’aurais arrêté de voir des gars bien avant, je n’aurais pas autant pardonné de choses, je n’aurais pas attendu de textos aussi longtemps, et, du même coup, je n’aurais tout simplement jamais retexté certaines personnes.

Mais mon damaged ass étant ce qu’il est, je drunk text des mots à moitié lisibles et un emoji un peu suggestif, parce que quand je suis tipsy j’ai le goût de me coller et de me perdre dans les bras de quelqu’un.

Une erreur répétée plus d’une fois est une décision. Et chacune de ces décisions, je les ai prises en pleine connaissance de cause.

Je n’en veux pas aux gars, je m’en veux plus à moi d’avoir accepté que l’on me traite d’une manière qui ne me convenait pas, tout ça pour ne pas me retrouver seule.

Ces derniers temps, je suis souvent sur la défensive, irritable, anxieuse, parce que c’est plus facile que de dire que je suis blessée.

Somme toute, l’unique personne qui me manque de respect là-dedans, c’est moi.

Pis pendant que j’écris ce texte, je me dis que je pourrais bien le retexter, juste pour voir…

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