Entrevue avec Judithe Bourgeois – Fondatrice de Love and Beyond Lingerie

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Love and Beyond lingerie est une compagnie montréalaise qui crée et produit des sous-vêtements ici même à Montréal. La compagnie propose 4 modèles (de bralettes et de culottes)pour tous les goûts, tout en offrant différentes grandeurs.

On a rencontré Judithe Bourgeois, la fondatrice de Love and Beyond pour découvrir les dessous de la compagnie (+1 à tous ceux qui ont souris à ce mauvais jeu de mots).

1. Salut Judithe ! Merci pour l’entrevue aujourd’hui ! Tu as commandé quoi comme boisson ?

J’ai pris un grand latté parce qu’on ne dort pas beaucoup dans la vie.

2. Quand tu étais petite, pensais-tu faire des sous-vêtements aujourd’hui ?
Non, vraiment pas. En fait, c’est weird parce que dernièrement, je me suis rappelée d’un souvenir de quand j’étais plus petite. Je me suis souvenue que je m’amusais à créer toutes sortes d’affaires, que cela soit avec des jouets ou des cossins (comme avec des bubble gum, l’affaire rond là), je voulais recycler les objets et leur donner une seconde vie. Mon but était de – j’avais quel âge ? 8 ans ? – vendre les objets que je créais.

Je me souviens d’être allée voir ma mère pour lui demander de vendre les dits objets. Ma mère m’a répondu : « Ah ok c’est bon, on ira et on verra ce que ça donnera. » Mes parents n’ont jamais bloqué les idées que j’avais. Et ça, ça m’a vraiment aidé à me pousser vers l’entrepreneuriat et de faire ce que j’avais vraiment envie de faire. Mais non, quand j’étais petite, je ne pensais vraiment pas que j’allais faire la création de sous-vêtements. Tout ce que je savais, c’est que je voulais créer et être entrepreneure, ça, c’est sûr.

Crédit: Love and Beyond

3. D’où t’es venu l’idée pour la lingerie ?
En fait, – attend j’essaie de m’en rappeler – je faisais un baccalauréat en communication marketing et j’étais rendue à la moitié de mon parcours. Je complétais un stage en relation publique et j’ai réalisé que je n’aimais vraiment pas ça. Que faire rendue à la moitié de son cheminement ? Je me suis arrêtée et je me suis dit « Ok, j’ai envie de faire un mini blogue de lingerie, juste pour le plaisir ». J’ai donc contacté un photographe avec qui j’avais déjà fait des photos et grosso modo, ça s’est concrétisé. Au début, je présentais simplement la lingerie que je possédais. C’était rendu que ça prenait une partie de mon temps et je savais qu’à partir de cela, j’allais soit vendre de la lingerie, soit en créer. Et pourtant, je n’ai aucune étude en design de mode, alors je ne savais pas trop vers où me diriger. Mais je savais que je voulais continuer là-dedans. L’été passé, je me suis poussée un peu plus, j’ai fait mes recherches et encore une fois, ç’a pris du temps – est-ce que je fais le move ou non ? – et là, en revenant de voyage, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de le faire. Donc, en septembre 2016, ce fût un « go ».

4. Cela fait combien de temps que tu concrétises le tout ?
Sur le vrai Love and Beyond, l’on peut dire que c’est à partir de Septembre 2016 jusqu’au mois de Mai 2017, non-stop. L’expérience a été superbe bonne puisque j’étais entourée de gens formidables. Je criais souvent parce que j’étais trop surexcitée par les bonnes nouvelles qui m’entouraient. Le processus s’est très bien passé, il n’y a pas eu de bas nécessairement. J’ai certes vécu du stress mais comme tout autre entrepreneur-e, l’on doit passer par là. Puisque je suis toute seule dans l’entreprise, la pression est constamment sur moi et toutes les décisions me reviennent. Malgré les conseils, je prends la décision définitive. C’est ça que je trouvais le plus stressant. Mais, « it’s all good now »

Crédit: Love and Beyond

5. As-tu un morceau préféré ?
« Oh my god » mon morceau préféré c’est la Kara. C’est le modèle le plus sexy que nous avons développé. En fait, je les aime tous, évidemment parce que je suis la créatrice « allô, je ne ferai pas de quoi de laid qui ne me représente pas ».

6. Quelle personnalité publique aimerais-tu qui porte des sous-vêtements ?
« Oh my god », tu sais quoi ? Ce que je serais le plus touchée, je souhaiterais que ce soit toutes les femmes entrepreneures qui sont passionnées et ambitieuses qui portent mes sous-vêtements. C’est un peu grâce à elles qu’à chaque jour, des femmes poussent leur passion jusqu’au bout.

Crédit: Love and Beyond

7. Vas-tu faire une collection masculine également ?
Bordel de merde. Je pense que tous les gars me le demandent en « joke ». Encore aujourd’hui au garage, on me l’a demandé. Et la réponse est : si je développe d’autre « brand », ce ne sera pas des culottes pour hommes. Donc, pour l’instant non. Mais ça reste une « inside joke » avec tous mes amis, même avec mon père. Toutefois, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve.

8. Où te vois-tu dans 5 ans ?
Quelle question quétaine Émilie ! Bon, dans cinq ans, je vois un grand développement autour de ma marque. Parce que j’y crois à 100% et je sais que c’est le chemin que je dois prendre dans la vie. Je voudrais vraiment exporter partout, on commencerait au Canada, puis les États-Unis et ensuite partout dans le monde. Après tout, c’est en faisant des folies qu’on a des résultats.

Fun fact: La compagnie est axée vers le respect de l’environnement grâce aux emballages choisis. En effet, le sous-vêtements sont envoyés dans une enveloppe écologique (à partir de matières recyclées et recyclable par la suite). Love and Beyond lingerie, c’est tout simplement : #BeFreeBeYou.

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