Froid d’hiver

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Le froid a dû se rendre à ma poitrine. Le retour de vacances est pas facile. Pis lundi matin arrive à vue d’œil.

On arrête passer un peu de temps chez les amis, pour faire durer le weekend.

On prend un verre, on parle de la vie, on niaise. Ça sent bon la bouffe réconfortante. Mais on travaille demain, faut partir tôt. Retourner dans le froid que mes pieds pis mon cœur aiment pas.

On dit bye, on fait des câlins, on dit qu’on a hâte de se voir. Et c’est reparti.

Direction chez moi. Là non plus il fait pas chaud, en fait il fait carrément frette. On est en dedans, mais j’ai encore les orteils qui picotent. Ça, c’est la faute du chauffage qui ne fonctionne pas dans la moitié de l’appart’.

Pour la millième fois, j’te dis que je suis écœurée de la routine métro-boulot-dodo qui se répète sans cesse. J’aurai beau me répéter ad vitam aeternam, mon cadran sonnera quand même demain matin à 6h15, 6h30, 6h45, 7h et 7h15. Alors vaut mieux accepter la fatalité du moment.

Tu te couches, t’ouvres Netflix, tu commences un épisode quelconque. Moi, bien emmitouflée dans mes couvertes, je me blottis dans le creux de ton épaule.

Je mesure 5 pieds 1, mais le bout de mes orteils m’a quitté pour la Sibérie. Glacial, j’te jure.

Je me tourne et je me retourne, je pense que je commence à être fatigante. Presque par instinct, mes pieds cherchent les tiens. Ils les trouvent et s’y font aussitôt une p’tite place. Je me sens presque drôle parce que je sabote tes plans de pieds au chaud. Si moi j’ai froid, toi aussi, tiens. Pis là, tu fais la chose la plus réconfortante du monde.

Au lieu de te tasser pour éviter la perte de ta précieuse chaleur d’orteils, tu as entouré mes pieds des tiens. Puis, tu les as frottés contre les miens.
J’avais instantanément pu froid aux orteils, mais plus important que ça, j’avais pu froid au cœur non plus.

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