Guide du copilote.

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5h30 du matin. C’est vendredi. Congé. On pack l’auto de la meilleure façon possible. La glacière dans le fond de la valise, les chaises sur le dessus de celui-ci, les bagages de chaque côté, le parasol, les gants de baseball, le jeu de pétanque et les valises. Tout est fin prêt. Le snack dans l’auto est de mise après le premier arrêt, la bonne humeur aussi. Le café est bien chaud, les muffins sont à point.

La direction, dans ce genre de voyage, importe peu. La chose la plus importante, c’est la compagnie. Et la playlist. Ça te prend une playlist pour toutes les heures du roadtrip. Quand tu pars à l’aube, un Smell like teens spirit n’est pas nécessairement ton meilleur choix. Par contre, un peu plus tard, ça peut devenir ton hymne pour réveiller les troupes, sans problème.

Le groupe est souvent formé de la façon suivant. Tu as toujours une personne qui dort comme jamais tout au long de la route. Tu as celui qui n’a pas Shotgun la place passager, qui est assise en arrière, mais qui a la tête entre les deux sièges avant pendant 7 heures. Il y évidemment le conducteur; l’entourage se doit de répondre à ses besoins primaires. Finalement, le copilote, maîtres incontestés de la musique et du trajet. Voici quelques petits conseils pour toi l’ami.

La montée aux douanes n’est jamais bien longue. Les discussions sont toutes axées sur la fin de semaine qui est à la porte. On peut dire que les attentes sont élevées dans la voiture. Ce n’est pas le voyage du siècle, tout le monde en est bien conscient, mais c’est un voyage qui te fait décrocher de la routine. Ton modus operandi pour cette partie du trajet se joue souvent dans le Folk, Indie à la limite. Petit stress devant le douanier, rien à déclarer, tout est beau, on continue.

Deuxième arrêt, en sol américain cette fois-ci. Ça sent différent l’aire américaine. La liberté? N’allons pas jusqu’à dire ça. Mais on peut dire que ça sent l’excitation. C’est peut être l’odeur du Vermont qui a cet effet. En territoire Vermont, tu as le droit de te la joué Country. Ce n’est pas souvent le moment préféré de tous, mais c’est un chemin obligé. Le premier café que tu te commandes goûte aussi différent. Il est souvent servi avec le plus grand des sourires et le plus petit montant de taxes que tu aies payé de ta vie.

La route se continue et c’est à ce moment que tu dois y aller de petits classiques musicaux, souvent québécois, qui permettent à tout le monde de chanter en choeur, par exemple, les paroles de Juste pour voir le monde. C’est entraînant, ça plaît à tout le monde et ça te donne particulièrement le goût de t’accrocher un sourire pour tout le weekend.

À deux heures de l’arrivée, c’est toujours le dernier arrêt. Dernier petit café, les poubelles de la voiture commencent à être pleines, ton dos commence à être en compote et ta vessie n’est plus. L’arrêt ne dure que quelques minutes, permettant de faire le plein de tout. Tu profites de ce dernier moment pour préparer ta dernière setlist. La musique prend tout son sens à ce moment. Tu veux des chansons qui rappellent la mer. C’est à ce moment qu’on peut apercevoir la justesse du copilote. C’est le meilleur moment pour pousser tes succès, ceux que tu gardes depuis le début, dans bas de ta playlist.Ceux que tu sais qu’ils vont avoir un effet de malade sur tes comparses. Yeah yeah yeahhhhh it’s a party in the USA.  

C’est au moment où les troupes sont à terre, en manque d’énergie que tu peux te permettre un Shot through the heart, and you’re to blame Darlin’, you give love a bad name. (bruit de guitare)

Ta trame sonore prend tout son sens lorsqu’elle est jouée parfaitement, mais ça demande de la préparation. Ne commence pas ça la vieille, tu lui dois de l’amour et du respect parce sinon, tu risques de perdre ton siège l’année prochaine. Et tu ne veux pas ça.

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