J’ai peur de rencontrer de nouvelles personnes. J’ai aussi peur des épluchettes de blé d’Inde.

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Dimanche soir, épluchette de blé d’Inde (en fait, il y a de tout sauf du blé d’Inde). Je suis dans une maison, ma foi fort invitante, et comme tout bon adepte du «mois sans alcool», j’observe les gens de toutes sortes et je tète des Sour Patch. J’ai peur.

Il y a de ces gens effrayants qui ont toujours le dernier mot et qui se permettent de nous toucher aux endroits que nous préférons taire (quelques-uns parmi mes préférés : gras de bras, bajoues, muffin top) et qui s’offusquent de notre réaction de surprise exagérée.

Il y a de ces voisines (lire ici gens effrayants) un peu pincées qu’on voit une fois par année et qui se font un malin plaisir de nous indiquer que notre criss de pôle à rideau (celle qui nous a pris minimum huit avant-midi et deux guerres mondiales avec l’être aimé à mettre à niveau) fit pas avec la couleur ocre des coussins. Sérieux, ocre.

Il y a de ceux (appelons-les : braves gens qui décident d’organiser un party mi-juillet) qui se jurent de ne plus jamais mixer amis d’Université, connaissances du café du coin, collègues de travail et enfants bruyants, comme quoi Brandy et jeux Fisher Price ne font pas bon ménage.

Il y a de ces enfants qui imitent nos moindres faits et gestes. Un conseil, ne pas aiguiser une brindille sur une roche à l’effigie d’un canif…

Il y a aussi ces jeunes aux propos généralisés et gras aux prises avec un problème de dépendance aux certificats universitaires au nom imprononçable. Sommes toutes, je suis effrayée. J’hais ça rencontrer des nouvelles personnes (voisin, jeune, enfant), je dois être la future Trump.

Ça prend du temps, de l’énergie et surtout de la motivation bâtir des relations. Ça prend un courage hors pair ainsi qu’une once de psychose, avouons-le. Oui, il faut passer au moins une soirée avec moi pour comprendre l’étendue de ma difficulté avec les autres lorsque le gin ne coule pas à flots. J’ai l’air bête sur un pareil temps à écrire ce texte accoudé sur une table de cuisine un peu bancale.

Ah, les épluchettes de blé d’Inde.

*Crédit photo à la une : Pixabay (Alexas Fotos).

 

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