Ma relation avec un narcissique du boysclub

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T’as été mon meilleur ami.

T’as été mon meilleur ami, pendant 5 ans.

Un moment, je ne sais pas ce qui s’est passé. Tout a changé. Un moment, l’amitié a pris le bord.

Je t’ai aimé, puis, aimé en oubliant de m’aimer un peu moi-même. En oubliant totalement, en fait.

Il y a un an aujourd’hui que j’ai mis fin à notre relation. Notre relation toxique et malsaine. En lisant le texte écrit par Stéphanie Boulay, je l’ai trouvé courageuse, énormément courageuse d’être capable d’en parler haut et fort. Ce texte eu aussi l’effet d’une immense vague, me faisant revivre une gamme immense d’émotions. La tristesse, entres autres, mais, surtout, la colère.

Mettre fin à notre relation fut fort probablement la chose la plus difficile qui me soit arrivée de vivre, ce fut difficile, très difficile. Pendant plus d’une année, tu t’es nourri de ma lumière, de ma joie de vivre, tel un vampire s’abreuve de sang pour survivre. Tu as bien failli me prendre ma dernière goutte.

Les pervers narcissiques se sentent donc supérieures à la masse, ils ont besoin d’être admirés et adulés, et n’hésitent pas à minimiser ceux qui les entourent. (Source : Canalvie.com)

J’ai été en relation pendant près d’un an avec un narcissique et je vous assure que ce fut lourd de conséquences.  En lisant le texte paru sur le blogue de la moitié blonde des soeurs Boulay, je me revoyais, moi aussi, assise dans le bureau de ma psychologue à pleurer. À essayer de comprendre. À essayer de survivre et essayer de me rappeler que j’existais avant lui, et, sans lui. Que je valais bien plus que ce qu’il m’avait mis dans la tête. Que je n’étais pas  »conne » parce qu’une journée sur deux il en décidait ainsi alors qu’il était capable de dire exactement le contraire le jour suivant. Avec cette violence psychologique dont j’étais victime quotidiennement, je ne pensais plus par moi-même, je pensais au travers de lui. J’ai fini par le croire lui et ne plus me croire moi non plus.

Je me suis revue pleurer, lutter et essayer de faire comprendre aux autres ce que je vivais. J’ai réentendu les ‘‘il ne fait pas exprès‘‘, ‘‘choisis mieux tes relations‘‘. Ça faisait mal, très mal.

On lui en a pardonné énormément. On a justifié ses comportements, énormément.

J’aimerais qu’on apprenne à écouter les victimes, j’aimerais qu’on cesse de défendre les agresseurs. Moi aussi, je rêve du jour où l’on cessera d’attendre des femmes qu’elles changent leur comportement pour qui que ce soit. Que, tous ensemble, on dénoncera ces-dits comportements.

Au travers de tout ce que je dénonce, il y a aussi des gens m’ont cru. Des gens qui m’ont écouté, qui m’ont épaulé et qui m’ont aidé à m’en sortir. J’ai eu le privilège d’être assez bien entourée pour qu’on me rappelle que, en dehors de lui, j’avais de la valeur.

Je voulais donc dire merci à celles qui parlent, à celles qui dénoncent et qui me font voir que, malgré tout le chemin qu’il reste à faire, le féminisme n’est pas mort.

Crédit photo à la Une : Jillian Guyette

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