Moi mon pays

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En regardant les nouvelles, on peut parfois trouver que le monde dans lequel on vit est décourageant. Nos voisins du Sud sont en guerre verbale avec la Corée du Nord, la xénophobie n’est pas un phénomène réservé aux voisins, et on voit encore et toujours des gens trouver adéquat de faire rouler leur voiture pour la chauffer ou la rafraîchir avant d’y entrer.

Heureusement, les mentalités changent et c’est un peu notre devoir à tous de s’assurer que notre collectivité bouge dans la bonne direction. Mais c’est quoi la bonne direction?

Moi dans mon pays, les femmes (et surtout les femmes racisées) auraient les mêmes opportunités que les hommes. Elles seraient prises au sérieux, même lorsqu’elles parlent de sujets dominés par les hommes comme le sport, les affaires ou la construction. Leurs salaires reflèteraient leurs efforts et non pas leur sexe, et les emplois occupés traditionnellement par les femmes seraient aussi bien rémunérés que les emplois occupés majoritairement par les hommes.

Moi dans mon pays, on aurait des cours d’histoire qui racontent le passé tout en nous enseignant l’héritage autochtone. Il y aurait peut-être même un cours pour enseigner ce savoir de centaines d’années de traditions. On serait éduqués sur plus que les tipis et le calumet de la paix.

Moi dans mon pays, on n’aurait pas la compassion à deux vitesses. On serait accueillants pour tous ceux qui en ont besoin, sans discrimination. En cas de guerre ou de catastrophe, nos bras seraient ouverts et nos jugements fermés.

Moi dans mon pays, on prendrait le temps de s’informer avant d’assumer. On poserait des questions plutôt que de poser des accusations. On vivrait dans l’ouverture plutôt que dans la peur.

Moi dans mon pays, l’éducation serait accessible et encouragée. Tous ceux qui ont des ambitions universitaires ou collégiales auraient la chance de les réaliser. De l’appui serait offert aux étudiants en difficulté et les classes seraient plus petites pour que les professeurs puissent passer du temps de qualité avec chacun de leurs élèves.

Moi dans mon pays, les milieux urbains seraient désertés de voitures. Dans les rues, on pourrait voir se côtoyer piétons, vélos, et autobus électriques. Sous la terre, le métro s’étendrait beaucoup plus loin et les grandes villes seraient reliées par des trains ultra rapides.

Vous y croyez à tout ça? Moi oui.

J’y crois, car quand on prend le temps de regarder notre histoire, on voit tout le chemin qu’on a parcouru. Les droits des femmes sont à des années-lumière de ce qu’ils ont pu être il y a seulement une cinquantaine d’années, l’histoire des autochtones commence tout juste à être mise en valeur, les transports en commun se développent lentement, mais surement, et tout ça c’est parce que les Canadiens et Canadiennes ont propulsé le Canada dans cette direction.

Vous aimeriez mieux connaître votre histoire pour poser un regard neuf sur le futur? Je vous conseille d’aller visiter l’expo Rêver un pays de Parcs Canada au Lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier. Vous aurez la chance de découvrir les grands bâtisseurs, mais aussi les grands oubliés de la création de notre pays.

Comme mon père dirait, faut savoir d’où on vient pour savoir où l’on va.

Le plus beau dans l’expo, c’est qu’après avoir appris sur notre histoire, on nous invite à réfléchir à notre futur. Pis en plus, c’est gratuit jusqu’au 31 décembre à l’occasion du 150e de la Confédération!

Et vous, à quoi ressemblerait votre pays idéal?

Heures d’ouverture: 

5 septembre au 1 décembre – Vendredi au dimanche et jour férié de 10 h à 17 h

2 au 24 décembre – Samedi et dimanche de 10 h à 17 h 30

26 au 31 décembre – Tous les jours de 10 h à 17 h 30

Adresse: 

58 Rue Notre-Dame Est, Montréal, QC H2Y 1C8

Cet article est sponsorisé par Parcs Canada.

Voici quelques photos de l’expo:

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