Pour un Printemps Zen

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Salut, c’est moi. Je vous écris ce texte Cage The Elephant aux oreilles et je me sens zen. Je dois vous avouer que j’ai passé un mois assez agréable, malgré les 4 grippes qui sont venues jouer les malfaiteurs dans mon horaire. Une grippe en plein mois d’avril c’est un peu comme le sacrifice de changement de pneus. Tu sais que tu dois passer au travers pour avoir la sensation d’en avoir fini avec ce maudit hiver.

Juste avant de vous parler de mon combat envers Facebook et Instagram, j’aimerais vous glisser un mot sur le genre de printemps qu’on est en train de vivre. Je ne sais pas si c’est la température, le rendement médiocre du Canadien ou bien ma nostalgie, mais je n’ai vraiment pas l’impression de vivre un Printemps qui m’chauffe la couenne, comme chantait le Paul Piché. J’ai l’impression de vivre un printemps froid, dans tous les sens que ce mot peut avoir. Je suis presque rendu à dire que “Quand j’étais jeune, on jouait au hockey dans’ rue en T-shirt en avril” ou même “Quand j’étais jeune, on ouvrait la piscine le lundi suivant Pâques”. Où est cette température, mais surtout cette attitude chez les gens qui m’ont tant fait chialer à propos de cette saison overated. Où est cette lueur d’espoir dans le regard des gens lorsqu’il fait 17 degrés dehors et que le pire est maintenant derrière nous? Peut-être à la même place que la hargne des joueurs du Canadien…

Je me souviens d’un printemps où je sentais la fin des classes arrivées. Un printemps où mon coeur bourgeonnait en pensant à l’été, où ma planche à roulettes sortait accompagnée d’une playlist parfaitement confectionnée dans mon iPod 2 Gb. Un printemps où mon équipe favorite réussissait à offrir du hockey de qualité et passionnant, sans jamais atteindre les grands honneurs. Un printemps où je profitais des fenêtres ouvertes de ma Mazda3 pour chanter à tue-tête les classiques de Gorillaz. And all I wanna hear is the message beep, my dreams, they’ve got to kiss, because I don’t get sleep, no. Un printemps où j’en avais fini de l’école pour un 3 mois facile, à passer mes étés à jouer au golf, au tennis et participer à des petites soirées autour d’un feu.

C’est avec cette nostalgie in peu envahissante que je revis mes printemps, presque chaque année.

Après 26 jours sans Facebook, il n’y a absolument rien de cette plateforme dont je m’ennuie. Il n’y a aucune fonction, aucune publication, aucun contenu qui manque à ma vie. C’est à se demander pourquoi je passais autant de temps sur ce site à part perdre mon temps. En fait, ce que je préférais le plus, c’était d’y perdre mon temps, aller me distraire. La chose que je remarque par contre, c’est qu’un cellulaire, sans Facebook/ Instagram et Snapchat, ça sert à rien. En fait, ça te sert à appeler. Et à répondre à tes messages. J’ai aussi remarqué que je ne sortais plus, ou à peu près plus, mon cellulaire en public. Ce qui est, selon moi, l’un des gestes les plus irrespectueux de notre belle époque.

Tu prends un verre, bonne discussion, arguments ici et là, petit rire et hop, le cellulaire fait son apparition, éclairant le visage de la personne d’un bleu doux et agressant à la fois. Toi tu es là, à regarder ce moment passer et à te demander comment un smartphone a pu devenir plus intéressant qu’un simple humain. 

Pu si zen finalement.

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