Trouver l’amour, de 15 à 25 ans

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Ça fait environ 10 ans que je joue dans la cour de l’amour. Parce que non, avant 15 ans j’étais, malgré moi, incompatible avec la séduction. M’enfin… Récemment, j’ai remarqué que les raisons pour lesquelles je m’éprenais de quelqu’un ont assez changé. Je vous partage donc mes observations de fille hétérosexuelle. Les opinions et idées illustrées dans les prochaines lignes ne concernent que moi.

Vous avez sûrement vécu votre première relation « sérieuse » au secondaire. Disons que dans le temps, ce n’était pas très compliqué : on se rendait au cinéma, on frenchait maladroitement pendant ou après le film et BAM! un couple venait de se former sous nos regards vaseux. Aujourd’hui, on fréquente 7 ans une personne, on rencontre ses parents, on achète une maison et c’est pas encore sérieux. lol.

Mais bon, pour en revenir à l’adolescence, on n’oublie pas que votre Don Juan avait su user sauvagement de ses charmes sur MSN avant de vous inviter aux vues. C’était fou : vous ressentiez tellement des papillons en écrivant son nom partout dans votre agenda. À l’époque, ça suffisait pour sortir avec parce que vos exigences n’étaient pas très nombreuses :

  • Beau;
  • Plus vieux;
  • Drôle;
  • French bien;
  • J’veux perdre ma virginité.

VOILÀ! Je vous présente le profil gagnant. Ça s’appelait l’amour. Du moins, l’amour selon une jeune boule hormonale qui vivait ses premiers élans d’adulte.

Vous lui avez soufflé tant de « je t’aime », mais aujourd’hui, vous vous rendez compte que vous l’appréciiez correct… sans plus. Faut dire que nos bas instincts géraient la plupart de nos interactions sociales avec le sexe plaisant. Vulgarisation : on voulait juste fourrer. De nos jours, on décrit ça comme… vouloir fourrer.

Dans mon cas, maintenant dans la mi-vingtaine, je ne cache plus de liste des critères de l’homme idéal sous mon oreiller. Je recherche plutôt l’équilibre entre 3 concepts :

  • L’attirance sexuelle (vagin);
  • La nature de mes sentiments (cœur);
  • La qualité de la relation (tête).

Quand ces trois-là s’entendent, c’est si beau. Ado, je demandais conseil juste à mes génitaux pour trancher la question. La preuve, je suis tombée amoureuse de tous les chanteurs de band emo et de rock alternatif qui passaient sur Musique Plus. Aujourd’hui, je vais affirmer qu’un individu m’attire sexuellement. Mais avant, y’en avait pas de différence! Ton regard de brun ténébreux me chatouille en bas? JE T’AIME!

Voici un graphique pour expliquer ma pensée :

Alors qu’à 15 ans :

J’entends déjà au loin : « Oui, mais tu peux vraiment aimer une personne sans que ta tête soit en accord avec la relation! Si ton cœur et ton appareil reproducteur s’entendent, ça créer de l’amour! LE CŒUR À SES RAISONS QUE LA RAISON IGNORE! »

Oui, on parle d’une certaine forme d’attirance que je décris comme de l’amour passionnel. Souvent, il se révèle destructeur et/ou insatisfaisant. Bien sûr que je développe de temps à autre des sentiments tendres pour un inaccessible qui me torture l’âme. Mais je peux difficilement aimer un fauteur de trouble qui entretient avec moi une relation malsaine. La nuance s’installe ici.

Bref, aujourd’hui, je comprends davantage comment et pourquoi j’aime quelqu’un. Je trouve beaucoup de charmeurs attirants. Je juge que beaucoup d’heureux feraient de bons partis. J’éprouve de tendres sentiments pour une poignée de chanceux. Mais c’est rare que les trois se réunissent en une seule personne et je refuse d’en concéder un sous prétexte que je dois briser mon célibat.

Comme je l’ai mentionné en haut, cette réflexion et ses conclusions ne concernent que moi et ne visent que mon propre bonheur sentimental. Toi, je te laisse gérer tes histoires d’amour as you wish ma biche! Je t’aime comme tu es.

Crédits image de couverture : © Istock

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